Bordeaux : Lieux de justice I

Le Palais de l'Ombrière.
Le Palais de l'Ombrière au XVIIIème siècle
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Le Palais de l'Ombrière, ainsi appelé à cause de l'ombrage des grands arbres, qui, dans les temps reculés, en formaient l'avenue, était au Moyen Age la résidence habituelle des Ducs d'Aquitaine. Louis VII, Aliénor d'Aquitaine, des rois d'Angleterre et de grands personnages y séjournèrent. Le Palais est un édifice administratif depuis le milieu du Moyen Age, où il abritait la Cour et les bureaux du Sénéchal de Gascogne et de la Connétablie, c'est-à-dire de l'administration judiciaire et financière de la province à l'époque anglaise. Après le rattachement à la Couronne de France, le Parlement de Bordeaux (ainsi que l'Amirauté de Guyenne) y tint ses audiences. |
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Le plan du Palais met particulièrement en valeur la grande salle avec un dédale de cours. C’est un très vaste ensemble, sans régularité, accroché d'une part à la tour d'angle sud-est du " castrum " et, de l'autre, à un donjon où les communications intérieures ne se faisaient que malaisément. Si l’on en croit les visiteurs l’impression était "peu flatteuse " : " Nous vîmes le Palais des plaideurs qui consiste en une salle assez médiocre qui a une rangée de piliers par le milieu qui fait deux allées de différente largeur, le tout sale et malpropre, de même que les chambres qui sont petites, obscures et sales, presque autant qu'à Poitiers ". (Claude Perrault). |
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Vue de la place de l'Ombrière depuis le palais
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Le donjon rectangulaire, implanté à 40 mètres en avant du rempart était une grosse tour rectangulaire de 18 mètres sur 14 sans escalier intérieur. On l'appelait " arbalesteyre " parce qu'il y était adossé une caserne où logeaient les arbalétriers royaux. La tour d'angle était bâtie sur la muraille. Devant le Palais s’étendait la place en triangle dite "du Palais ". L’Ombrière restera jusqu'à la Révolution le siège des tribunaux et la prison principale de Bordeaux. |
1810-1846 - le "Palais des Tribunaux Civils"
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Le Palais de l'Ombrière étant promis à la démolition dans la perspective de l'ouverture de l'actuelle rue du Palais-de-l'Ombrière, depuis 1791, la Cour Royale composée de quatre chambres en 1837, ayant ressort sur la Gironde, la Charente et la Dordogne, et le Tribunal de Première Instance ont été installés dans les bâtiments de l'ancien Collège de Guyenne, en arrière du " Grand Marché " (à l'emplacement de l'actuel Palais des Sports et ancien marché Victor Hugo ). Faute de place, notamment pour les tribunaux criminels, la Cour d'Assises siégeait près des prisons du Fort du Hâ à l'emplacement de l'actuelle Ecole Nationale de la Magistrature. |
La Cour d'Assises siégeait près des prisons du Fort du Hâ jusqu'en 1846 |
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Le "Palais des Tribunaux civils" (1810-1846) Entrèe principale
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En 1810, l’architecte Bonfin fut chargé de donner une entrée digne de ce nom au "Palais des Tribunaux Civils" où siégeaient à la fois la Cour Royale et le Tribunal. Il avait deux entrées : l'une, rue des Ayres, et l'autre (l'entrée principale), rue de Gourgues. Cette dernière était dotée de quatre colonnes doriques encadrant une vaste porte à arcade, l'ensemble étant surmonté d'un entablement très simple et d'une sorte de couronnement. Ce fut jusqu’à 1846, le Palais de Justice (provisoire) de Bordeaux.B.F. |
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